Viens à Rome, Rome viendra à toi.

Il n'y a pas d'inconvénients, il n'y a que des aléas.

Comme si mourir enchaînés au destin qu'on aura à moitié choisi, puisque, déformé par nos soins au cours des années folles passées à courir derrière le bonheur, était aussi prometteur que vide et illusoire.
Enfin envoyer quelque chose en l'air ; cette chose que l'on gardait pour les grandes occasions. Celle-ci était pitoyable, mais on ne le regretterait pas. Plus jamais, parce que le temps joue contre nous. Se retrouver à perds-temps, perdus, à perdre haleine, mais ne rien oublier.
Simplement ne jamais les ramener à nous.

S'en éloigner serait l'issue facile, la preuve de lâcheté
qu'on attendait au tournant pour l'étouffer dans l'œuf.

Je ne vous demande pas d'être courageux.

Loin de ce havre de paix où vous vous êtes exilés, vous vous êtes éloignés de mon esprit : bien trop pour qu'un seul un mot vous touche, qu'une seule une pensée vous caresse.... Il n'y a plus de vent.
Vides. Pas même un sentiment à accuser pour pouvoir se sentir coupable de n'avoir pas entamé une grande traversée à la nage, la grande traversée à la nage. Celle dont on ne revient pas. Celle qui ne nous change pas mais qui bouleverse notre monde environnant. L'explosion minime qui pourtant se fait sentir de l'autre côté du miroir. Dans cet imaginaire psychédélique où les fleurs du mal croisées au nénuphars s'entremêlent aux longs cheveux de la Belle cachée là-bas. Tu sais, derrière le château de larmes, la mare de sang et le ciel de douleur. Regarde bien, à gauche, sous ce rocher se trouve ta fortune. Si tu creuses assez, tu trouvera l'essentiel. Si tu creuses assez, tu pourras t'y enterrer, y enfermer tes doutes et ton être loin de nos vies.
Ces petites vies en forme de rien qui nous sont dévolues, sans qu'on leur ai rien demandé. Qui nous quittent parfois de même, que l'on dérobe à d'autre sans pouvoir la rendre à quiconque. Ces vies perdues, ces âmes en peine errent sans jamais se retrouver. Elles nous frappent de plein fouet et nous communiquent les idées confuses qu'elles ne peuvent plus exprimer.

Nous ne les saisirons jamais plus qu'on ne déterminera la couleur de l'eau.

Pas qu'elles soient futiles, elles sont si insondables qu'elles nous tombent au fond de l'ego et l'entachent jusqu'à ce qu'on cherche à les comprendre. Elles ne disparaissent jamais mais se distillent mieux dans un esprit torturé.

Je ne suis pas folle, vous savez.

Personne ne l'est ni ne le devient. On s'en persuade de par la force des choses pernicieuses que nous insuffle le mauvais temps. Pourtant, la pluie, le brouillard et les lubies du ciel sont exutoires. Parce qu'elles sont impromptues, incongrues, mais surtout inconnues aux chiffons imbibés de ressentis que nous sommes.
Grâce à lui, grâce à celle qui nous comprend, notre vie est mortelle.

99.98.97.96.95.94.93.92.91.90.89.88.87.86.85.84.83.82.81.80.79.78.77.76.75.74.73.72.71.70.69
Ne vous méprenez pas, sans ma providentielle correctrice, vous n'auriez rien compris. Merci.
Pic. by Morgyane
Cob's : Conseiller Poire feat. Cas-mille
Viens à Rome, Rome viendra à toi.

# Postato venerdì 11 maggio 2007 13:31

Modificato domenica 26 luglio 2009 12:29

Un PrinCe tombé du ciel, tu le ramasserais avec une petite cuiller en argent ?

Un PrinCe tombé du ciel, tu le ramasserais avec une petite cuiller en argent ?
Oserai-je, en tout honneur, en ton amour ? Pour quelqu'un que je connais si peu, mais que j'aime si beaucoup, pour cet éternel insatisfait, ou cet autre qui a peur de se voir sourire, pour lui, ou pour moi, même pour nous ?
Peut-être, un jour, je reviendrai...
Mais, enfin, nous serons bientôt réunis.

Mais qui sait mieux que nous nous partons ? Qui saura dire pourquoi ? Qui trouvera à poser le mot juste sur des souffrances incomprises ?

Lentement que je me cache, que j'en pleure, que je le méprise, que je recouvre cette ombre qui m'avait échappé. Ouf, vous ne me l'avez pas trop abîmé [ha-ha ha-ha] ! J'ai eu peur, j'en conviens, mais je suis revenue, après tout, j'avais promis. Je ne faillirai plus, tant que je pourrai rester à tes côtés, même si c'est trop matériel, je te garde, n'oublie pas...

Adam s'emmêle dans les lianes du dédain d'Ève et de Dieu. Il est seul, je le regarde, je l'admire, il s'abaisse, s'apitoie. Mais je l'aime.

Perdu dans les sous-sols de nos pensées, rêver de dormir, sortir peut-être, souffrir, le froid, oublier d'avoir faim, se noyer...

[ Es-tu encore des nôtres ? ]

Pic. by Mitia
Cob : Mitia

# Postato martedì 08 maggio 2007 16:28

Modificato venerdì 12 giugno 2009 05:30

Peut-être que si... ?-

 Peut-être que si... ?-
Souviens-toi qu'un jour on a été amis, que tu m'as prise dans tes bras et que j'ai sombré dans un avenir aussi brumeux qu'incertain.

Mais n'y prend pas garde, je le prend à bras le corps et je ne le laisserais pas plus partir que mon pélican en peluche le jour où il prendra son envol vers un monde de rêves. Je ne l'espère même plus, ce monde, car je le vois bien trop loin pour vous dire où.

Une histoire douce-amère que tu as un jour pris la peine de me raconter. Amertume d'avoir
les sens atrophiés. Douceur des voix, non, de la tienne, déformée par cet immonde assemblage de
plastique blanc et rouge que restera désespérément mon portable.

Prends bien soin d'elle... Dire que tu me manques est bien faible.

La ligne qui nous rejoint est droite mais trop distendue, ne la cassons pas, accrochons-nous à elle...
Pic. by Mah
Cob's : Flow-Flow feat. Mah
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# Postato lunedì 07 maggio 2007 17:11

Modificato venerdì 12 giugno 2009 05:32

-J'ai peur qu'un soir, tu oublies de m'appeler.

-J'ai peur qu'un soir, tu oublies de m'appeler.
J'ai peur du temps qui passe, si lentement, si vite, qui passe, mais jamais quand il faudrait.
Je pense à la vie qui s'échappe, si lentement, si vite, qui me retrouve parfois par hasard sur un quai de gare, avec un sourire et une promesse de sursis.
Qui sait, peut-être qu'un jour j'accepterai que tant de choses soient éphémères, moi y comprit ?

J'ai un peu peur de tout, de toi, de nous, mais inconditionnellement de moi.

Je déteste m'écouter parler :
j'entends ma mère derrière ma voix.
Je déteste m'écouter penser :
j'entends mon père derrière mes idées.
Je n'aime pas me regarder faire :
je sens mon passé derrière mes gestes.


Car même si j'ai su en faire abstraction, même si je vis le présent comme je peux, j'ai peur du futur.
Du proche comme du lointain, du nôtre plus que du mien.

J'ai peur de ne plus verser que des larmes sèches d'avoir eu trop peur.


Pic. by Cas-mille
Cob's : Flow-Flow feat Cas-mille

# Postato sabato 05 maggio 2007 13:00

Modificato venerdì 12 giugno 2009 05:32