-J'ai fêté un anniversaire. Virtuel, une fois de plus.

-J'ai fêté un anniversaire. Virtuel, une fois de plus.
Pic. by Flow-Flow ______________________________________________________Cob's : Flow-Flow feat.-Cas-mille
_____J'espère. Les poings et les yeux fermés, je n'attends que ça. Mon corps en boule dans ma couche et ma chambre noire. Je compte dans ma tête, me perds facilement. Recommence avec hargne. J'y parviendrai, j'y compte bien. Depuis trop longtemps déjà, sans savoir si le plus long est derrière ou devant moi, je n'y pense que trop souvent. J'aimerais, bientôt, pouvoir, enfin. Se profile au loin une sentence que je ne veux pas, encore, connaître. Il est trop tôt pour se décourager et tout remettre à plus tard. À jamais. Et tout ce qui porte à croire que je n'y parviendrai pas me surprend, m'effraie, m'enrage, m'assomme. Je reste prostrée, mon corps en boule dans ma couche et ma chambre noire. Trop seule, je pense, je crois savoir. J'ai peur de tout quitter pour ce qui, peut-être, ne sera jamais. Pourtant, je peux, j'en ai envie. Je devrais, alors. Mais reste un doute, un seul, que je m'oblige à ne pas écouter. Il perdure, est partout, revient sans faute. Je l'étoufferai, quand tout ceci sera terminé. Quand je serai venue au bout du bout des choses. Quand, enfin, je serai avec lui, pieds et poings liés.
Mais je reste à espérer.

# Posté le dimanche 11 janvier 2009 10:01

Modifié le jeudi 11 juin 2009 15:06

-J'ai craqué. Je ne promettrai plus jamais. Je suis d'une sensiblerie ridicule.

-J'ai craqué. Je ne promettrai plus jamais. Je suis d'une sensiblerie ridicule.
_____L'hystérie sera bientôt là. Je m'étais promis, j'avais juré ; je pensais, sincèrement, avoir grandi. Pourtant, je n'ai plus dormi pour savoir, j'ai couru pour l'avoir, j'ai pleuré en l'écoutant. Je le partage avec tant de monde, sans pour autant le fatiguer. Ils sont tous comme moi, mais eux n'ont pas tenté de résister, ils se sont jetés, l'esprit tendu vers le sein du problème. Je me sens faible, mais terriblement bien. Un pincement au c½ur, cependant. J'ai mal, parce que ç'a été un revirement incon- gru, où je me complais maintenant. Je ne me croyais, je ne m'envisageais plus comme cela. Comme une sorte de calme dérangé qui me donnerait envie de tout savoir, de ne me nourrir que de cela, je nage dedans chaque nuit. C'était si bon de vivre par procuration.
J'attends.
Pic. by Missoune
Cob : Missoune

# Posté le samedi 10 janvier 2009 15:17

Modifié le jeudi 11 juin 2009 15:06

-À la lumière d'une autre chose

-À la lumière d'une autre chose
Bouleversée. Par quelques phrases qui n'auraient sans doute rien voulu dire séparément. Une douleur cuisante, un remord vif. Pas si vite oubliés. La marque reste. J'ai perdu quelque chose, involon- tairement, j'ai cru, et pourtant. Personne ne reproche rien à personne, il a suffit d'une si petite chose. Quelques mots. Si loin, aujourd'hui. Je n'aurais jamais pensé. J'ai à peine réalisé. Une réalité qu'on ne reconnaît plus. Tout autour de moi a chaviré, progressivement, de mon initiative. Je ne me suis rendu compte de rien. J'ai tout perdu, ou, du moins, l'essentiel. Et la bête se meurt sans bruit.
Ébranlée.




Et, aujourd'hui, je suis la plus mauvaise de ma classe en piscine.

Tant pis.



Je reviens bientôt. Enfin.




Mais, surtout, ne te sens pas obligée
de me répondre "Je t'aime aussi".
Pic. by Cas-mille
Cob : Cas-mille

# Posté le samedi 15 novembre 2008 06:44

Modifié le jeudi 11 juin 2009 15:14

Un mouvement figé.-

Un mouvement figé.-
Ceci est une réponse à cela.
_____Je serai ton un, je serai l'unique, la seule. Je te suivrai sans que tu t'en doutes, je serai partout, mais je serai là pour toi. Je saurai tout, tout de l'avant, tout de maintenant, tout de l'après. J'irai au devant, je te protègerai. Jamais tu ne pourras te lover dans mon cou, jamais je ne te prendrai dans mes bras. Je serai courant d'air, imperceptible, incoercible. Mais je serai là, pour toi. Je te surveillerai, je serai la bienveillante qui veillera sur toi. Je suis intemporelle, tu ne pourras jamais me saisir, ni comprendre de quoi je suis faite. Je te filerai entre les doigts, quoi que tu fasses.



Encore une année de passée, un anniversaire morbide.
Je n'y ai même pas pensé.


Pic. by Cas-mille La réalité est là. Xavier Durringer Cob : Cas-mille

# Posté le mercredi 12 novembre 2008 10:56

Modifié le jeudi 11 juin 2009 15:14