-À celle qui a su m'abandonner un sourire.

-À celle qui a su m'abandonner un sourire.
Alice se cache, je la débusquerai. J'ai travaillé dur pour vous et moi, ça finira par aboutir à quelque chose de plutôt bien. J'en suis convaincue.

Je l'attends toujours.
Elle a dit qu'elle viendrait, bientôt.
Je l'attends encore un peu.


Un tour par là, c'est pour bientôt.




J'ai piqué une jupe à ma grand-mère.
Elle me va très bien, merci.













Pic. by Cas-mille
Cob : Cas-mille
Edit : Marine

Un_regard_triste_et'-je'-m'''endors'-auprès-d'une_autre.
Le combiné du téléphone traîne par terre, dans un coin.
Ma jambe pend hors du lit, j'ai du avoir une nuit agitée.
De-grandes-choses-se-préparent,_mes amis.'.'.

# Posté le mardi 14 octobre 2008 12:28

Modifié le jeudi 11 juin 2009 15:15

-Retrouve-moi.

-Retrouve-moi.
Deux ans et pas tout à fait comme avant.


_____Elle me tourne le dos. Je n'y voit q'un mur vide. L'incompréhension qui m'assourdit. Je frappe, je ne pense pas. Je cogne. Je saigne, les mains rouges, je crache l'air qui m'étouffe encore. J'expulse, mauvaises pensées, tout ce qui empêche de voir clair. Je heurte l'obstacle de tout mon corps. Il réagit à peine, il commence à s'y faire. La peau bleue et les os qui ne craquent même plus. Je m'assouplit peu à peu, je me courbe encore plus bas. Je me relèverai mieux, après. Je percute. Ma tête contre la matière dure et froide. Ma vue s'assombrit, je n'en ai cure. Je ne réfléchis pas, je recommence, mécaniquement. Mes doigts claquent les uns après les autres. Des rayures commencent à apparaître. Je l'aurais presque entamé, c'en est rageant. Je n'arriverai pas au bout de son immuabilité, je cherche juste à m'achever. Sortir de la charpie que j'ai fait de mes membres désassemblés, m'élever ne serait-ce qu'un peu. Si peu. Le mur est pourpre. Mon sang qui sèche plus vite que mes larmes brunira bientôt sur le crépi souillé, mais ai-je su voir au delà ?



Et le réveil sera brutal.




Pic. by Cas-mille
Cob : Morgyane

# Posté le dimanche 28 septembre 2008 13:38

Modifié le jeudi 11 juin 2009 15:17

-Elle attend qu'on la console à la petite cuiller.

-Elle attend qu'on la console à la petite cuiller.
Pic. by Morgyane
Cob : Ca.
Des images de baisers perdus. IT DOES SUCK.
_____Elle se sent égoïste. Elle l'est, indéniablement. Elle regrette. Il fut un temps où rien n'aurait été comme cela. Une époque où elle pouvait relativiser ses amertumes parce qu'elle avait peur de mourir. Un été où elle a rencontré quelqu'un. Tout cela n'est plus, elle le sent bien dans l'acidité qui remonte jusqu'à sa bouche, elle a compris que la donne avait changé. Elle se sent dis- pensable. Elle aimerait que quelqu'un l'attende quelque part. Mais personne, personne pour elle, qui la comprenne ou la console, pas même qui tente de faire semblant. Elle se recroqueville, loin là-bas, sur elle-même. Elle écoute distraitement ceux qui, en vain, tentent de la distraire. Ce n'est pas la bonne méthode, non, non. Elle voudrait être ailleurs, à la place qu'elle convoite, d'où on l'a détrônée sans lui dire pourquoi. Celle qu'on l'a empêché d'atteindre. Elle souffre, se sent seule. Ne cherche pas la compagnie. Détourne le regard quand elle en croise un autre. Elle pleure. Mais elle espère. C'est désuet, mais c'est tout ce qui lui reste. Pour garder la tête haute quand elle se prend un claque. Pour ne pas trembler quand il la touche. Pour continuer à chercher son visage parmi ceux des autres. Se sentir partir quand elle l'aura trouvé. S'obliger à ne plus regarder par là. Laisser ses yeux et sa conscience dériver un peu, cependant. Elle a mal. Elle aime presque ça. Elle préfère à l'indifférence qu'on lui oppose.
Mais au moins, y'en a une qu'a compris.

# Posté le dimanche 21 septembre 2008 11:49

Modifié le jeudi 11 juin 2009 15:17

-Un an. Rien que des promesses oubliées. À peine un regard.

-Un an. Rien que des promesses oubliées. À peine un regard.
_____Toute petite, minuscule. Elle disparaît. De loin comme de près, on la distingue mal. Elle est assise par terre. Le regard qui cherche quelqu'un qu'elle ne voit plus et qu'elle doute de revoir. On regarde où on marche, on évite de l'écraser, mais on ne fuit pas sa compagnie. On sait vaguement ce qu'elle a. Ça lui passera. On la serre maladroitement dans nos bras et on regarde par dessus son épaule. On la fait tourner autour de nous, elle s'envole. Elle est toute légère, maintenant. Elle est toute sèche, ou bien s'est déjà liquéfiée. On essuie une larme sur sa joue, puis on s'en détourne. À défaut de la comprendre, on lui fout la paix. La paix. C'est bien ce qu'elle cherche. Mais la stabilité qu'elle a perdue n'est plus là pour lui permettre d'y voir clair. Elle voudrait partir, s'éloigner de ce qui lui fait si mal. Mais sans la présence des autres, sans leurs étreintes fades et leur compassion feinte, elle doute de pouvoir marcher droit. Alors, elle reste, debout, parfois. Elle hoche la tête distraitement, évasivement, sans trop de conviction, lorsqu'on lui pose la mauvaise question. Elle tente de s'en convaincre. Elle essaie d'oublier. Mais toujours un morceau, un bout de rien qui la prend à la gorge, la colle contre un pilier et voudrait qu'elle lui griffe le bas des reins. Un sourire triste. Elle ira mieux demain.
Pic. by Le Arnaud________________Cob : Cas-mille

# Posté le samedi 20 septembre 2008 07:43

Modifié le jeudi 11 juin 2009 15:18

L'air qu'on n'a n'est pas celui qu'on se donne.

L'air qu'on n'a n'est pas celui qu'on se donne.
_____Aujourd'hui, je suis revenue, le temps d'un instant, cinq ans en arrière. J'ai vécu les années collégiennes et les discussions provoquées, les regards gênés, les questions vides, la déception tant attendue, une sorte de délivrance. Même pas d'explications, c'est passé tout seul. J'ai rien senti. Presque.
_____Et c'est tant mieux, j'allais pas souffrir pour ça. Pas encore. Reste à accepter l'ambiance, les autres, leur compassion. J'ai mal. Ça ira. Ça ira mieux demain, après avoir tenté de dormir plié en quatre sur un canapé en cuir rouge, en léchant les yeux de son pélican en peluche. Comme une autiste. Pelotonnée comme je peux, concentrée pour ne pas regarder le plafond, pour ne pas avoir froid, pour ne pas tomber. Avec dans la bouche le goût des mercredis après-midi du temps d'avant, rebrasser un peu les souvenirs. Les embrasser encore une fois et se promettre de ne plus s'y replonger, pour ne pas risquer s'y enfermer. Surtout pas.


Mange-la, puisqu'elle est si bonne que ça.






Pic. by Cas-mille
Cob : Cas-mille

# Posté le lundi 01 septembre 2008 15:26

Modifié le jeudi 11 juin 2009 15:21